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5 décembre 2006

 

« Que sommes-nous donc respectivement à Dieu ? Que sont tous les hommes, tous les monarques de la terre, tous les saints, tous les anges du ciel, en comparaison de l’infinie grandeur de Dieu ? Tous ensemble, nous sommes mille fois moins que n’est un grain de sable comparé à tout l’univers.

Or, ce Dieu si grand s’est fait petit enfant ; et pour qui ? pour nous donc. Pourquoi ? Il s’est fait petit pour nous faire grands -répond Saint Ambroise- ; il a voulu être enveloppé de langes, pour nous délivrer des Chaînes de la mort ; il est descendu sur la terre, pour que nous puissions monter au ciel. Voilà donc l’être immense devenu faible enfant, celui que les cieux ne peuvent contenir, le voilà couvert de lambeaux, dans une crèche où mangeaient la veille de vils animaux, sur un peu de paille qui lui sert de lit et d’oreiller. Regardez un Dieu qui peut tout, dit S. Bernard, pressé dans des langes qui ne lui permettent pas de se mouvoir ; un Dieu qui sait tout et qui ne peut parler ; un Dieu qui gouverne le ciel, et la terre, qu’on doit porter dans ses bras ; un Dieu qui pourvoit tous les hommes et tous les animaux, qui a besoin d’un peu de lait pour se nourrir ; un Dieu qui console les affligés et qui est la joie du paradis, pleurant, gémissant, cherchant qui le console lui-même. »

 

Saint Alphonse Marie de Liguori,

Méditation pour Noël.

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