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27 octobre 2006

« Les disciples étaient encore tout charnels -l’Esprit ne leur était pas encore donné, puisque Jésus n’était pas encore dans la gloire- lorsque s’éleva entre eux une dispute pour la première place. Marie, elle, en raison même de sa grandeur, se mettait toujours au rang le plus humble. Elle mérita d’être appelée à la première place, précisément parce que, y ayant droit, elle avait occupé la dernière. Pour s’être montrée la servante de tous, elle devint leur souveraine. Et elle fut élevée au-dessus des anges parce qu’elle s’était abaissée, dans son indicible bonté, au-dessous des veuves, des pénitentes, et même de cette femme dont on avait expulsé sept démons. Je vous en conjure, mes petits enfants, si vous aimez Marie, imitez cette vertu et si vous voulez lui plaire, soyez modestes comme elle. Rien ne sied mieux à un homme, à un chrétien, et très spécialement à un moine. »

Saint Bernard de Clairvaux.

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