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26 juin 2006
« Voilà le fait [l’Eglise catholique]. Ce fait doit avoir une cause. Or, la cause ne peut être que Dieu. Il s’ensuit que Dieu est dans ce fait ; et que par suite tout être humain doit l’accepter ou s’y soumettre, à peine d’aller contre Dieu Lui-même, c’est-à-dire contre la raison de toutes choses en ce qu’elle a de plus profond et de plus nécessaire. -Que Dieu soit dans ce fait, il suffit d’une minute de réflexion pour s’en convaincre. Car n’est-il pas évident qu’un fait de doctrine, de morale, de pratiques rituelles, où tout va à l’encontre du penchant naturel de l’être humain - à tout le moins du penchant naturel en ce qu’il a de plus véhément, de plus actuel, de plus universel, - ne peut pas avoir son explication adéquate dans cet être humain lui-même. Il faut donc que cette explication soit ailleurs. D’autre part, au-dessus de de l’être humain, il n’y a, nous l’avons vu, dans la hiérarchie des êtres, que les esprits, et, parmi eux ou plutôt infiniment au-dessus, mais qui est la seule explication ou raison dernière de tous les êtres, l’Etre pur et souverain que nous appelons Dieu. Il faudra donc que le fait catholique que nous avons sous les yeux et qui n’a point son explication dans l’être humain, ait son explication dernière dans l’action du monde des esprits. Non pas, évidemment, des esprits mauvais, ou révoltés contre Dieu, à supposer qu’il en existe dans ce monde-là ; car tout conduit à Dieu, dans le fait catholique, et tout y est ordonné en fonction de la conquête de Dieu, si l’on peut ainsi dire. Donc, manifestement, l’explication dernière de ce fait ne peut exister que dans l’action des esprits bons, agissant en dépendance de Dieu Lui-même, et, par conséquent, dans l’action de Dieu Lui-même, cause première et seule efficace ou pleinement et adéquatement proportionnée à l’existence d’un tel fait. »
R.P. Thomas Pègues, O.P., Initiation thomiste. |
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