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25 avril 2006

 « Une nuit, je reçus la visite d’une Sœur, morte depuis deux mois. C’était une Sœur du premier chœur. Je la vis dans une condition effrayante : toute en flammes, le visage tordu par la douleur. Cela dura quelques instants puis elle disparut. Un frisson me saisit l’âme, car j’ignorais si elle souffrait au Purgatoire ou en Enfer. Malgré cela, j’intensifiais mes prières à son intention. Elle revint la nuit suivante, dans un état encore plus effrayant, assaillie de flammes plus intenses, le désespoir peint sur ses traits. Je m’étonnai, après les prières que j’avais offertes pour elle, de voir que son état avait empiré, et je lui demandai : est-ce que mes prières ne vous ont pas aidée ? Et elle me répondit que ma prière n’avait été et ne lui serait d’aucun secours. Je lui demandai : Et les prières que toute la communauté a offertes pour vous ne vous ont-elles apporté aucune aide ?  Elle me répondit de même ; ces prières avaient profité à d’autres âmes. Je lui répliquai : Si mes prières ne vous son d’aucun secours, veuillez cesser de venir me voir. Elle disparut aussitôt. Malgré cela, je ne cessais de prier pour elle. Au bout d’un certain temps, elle m’apparut à nouveau, de nuit mais déjà dans un autre état. Elle n’était plus environnée de flammes comme auparavant, le visage rayonnant et les yeux brillants de joie, elle me dit que j’avais un véritable amour du prochain, que beaucoup d’autres âmes avaient profité de mes prières ; elle m’encouragea à persévérer dans mes prières pour les âmes du Purgatoire, et me dit qu’elle n’y resterait plus longtemps. Les jugements de Dieu sont surprenants ! »

 

Sainte Faustine,

Le petit Journal de Sœur Faustine.

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