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23 octobre 2006 « C’est un grand honneur d’être vierge, mais infiniment plus grand d’être vierge et mère. Il est donc juste que, seule à concevoir sans péché, elle ait été seule ensuite à ne pas connaître ces sensations de dégoût qui accablent les autres femmes durant leur grossesse. Dans les premiers temps de la sienne, c’est-à-dire à l’époque où ces épreuves sont les plus pénibles, on la vit gravir d’un pas léger les montagnes pour aller offrir ses services à Élisabeth. Et on la vit pareillement, à la veille de ses couches, monter à Bethléem, portant le précieux dépôt qui lui était confié, fardeau léger et qui la portait plus qu’il n’était porté. Quelle lumière encore dans l’enfantement même qui ne fut pour elle qu’un surcroît de joie, au lieu de ces souffrances qui sont une malédiction pour les femmes en couches. Si nous mesurons à leur rareté le prix des choses, il n’est rien de plus rare que tout cela, en quoi elle n’a eu ni devancière ni émule. Méditons bien ces privilèges, qui doivent nous inspirer plus encore que de l’admiration : la vénération, la piété, la consolation. » Saint Bernard de Clairvaux. |
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