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23 novembre 2006
« Avec le saint nom de Dieu et avec le nom de la cité sainte, la nouvelle Jérusalem, je vois, Messieurs, […] le nom nouveau du Sauveur. Quel est, Seigneur, votre nom nouveau, sinon celui que vous expliquez quand vous dites : je suis le pain de vie, et Ma chair est vraiment viande, et Prenez, mangez, ceci est mon corps ? Ce nom nouveau du Sauveur est celui de l’Eucharistie, nom composé de « bien » et de « grâce », qui nous montre dans cet adorable sacrement une source de miséricorde, un miracle d’amour, un mémorial et un abrégé de toutes les grâces, et le Verbe même tout changé en grâce et en douceur pour ses fidèles. Tout est nouveau dans ce mystère c’est le Nouveau Testament de notre Sauveur, et on commence à y boire ce vin nouveau dont la céleste Jérusalem est transportée. Mais, pour le boire dans ce lieu de tentation et de péché, il s’y faut préparer par la pénitence. »
Bossuet, Oraison funèbre de Marie-Thérèse d’Autriche. |
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