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23 février 2006

 

Sitôt que l’homme pense un peu attentivement à la Divinité, il sent une certaine douce émotion de cœur, qui témoigne que Dieu est dieu du cœur humain ; et jamais notre entendement n’a tant de plaisir qu’en cette pensée de la Divinité, de laquelle la moindre connaissance, comme dit le prince des philosophes, vaut mieux que la plus grande des autres choses ; comme le moindre rayon du soleil est plus clair que le plus grand de la lune et des étoiles, aies est plus lumineux que la lune ou les étoiles ensemble. Que quelque accident épouvante notre cœur, soudain il recourt à la Divinité, avouent que quand tout lui est mauvais, elle seule lui est bonne, et que quand il est en péril, eue seule, comme son souverain bien, le peut sauver et garantir.

 

Saint François de Sales,

Traité de l’Amour de Dieu

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