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23 janvier 2006
Je le reconnais, ô Dieu éternel, vous êtes un océan tranquille, où vivent et se nourrissent les âmes ; elles y trouvent leur repos dans l’union de l’amour, parce qu’elles suivent en tout votre volonté souveraine, qui ne veut d’autre chose que notre sanctification. Dès qu’elles se comprennent, elles se renoncent pour se revêtir de vous-même. O doux amour, le signe véritable de ceux qui demeurent en vous est de se détacher de leur volonté propre et des créatures qui trompent ; c’est de faire ce que vous voulez, en suivant votre bon plaisir et non leur inclination ; c’est de se réjouir moins dans les choses heureuses de ce monde que dans les contraires ; car l’adversité est uni moyen entre les âmes et vous ; elle les éprouve comme l’or dans la fournaise, et montre si c’est par amour qu’elles accomplissent votre volonté. Il faut aimer l’adversité comme les autres choses que vous avez créées ; tout est bon et digne d’être aimé, excepté le péché, que seul vous n’avez pas fait.
Sainte Catherine de Sienne,
Traité de la Prière |
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