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22 décembre 2006

 

« Envoyez, Seigneur, l’agneau sans tache, qui s’immolant lui-même, satisfera pour nous votre justice, et régnera ainsi sur le cœur des hommes qui maintenant vivent misérablement sous les chaînes du démon. Ostende nobis misericordiam tuam et salutem tuum da nobis. (Psalm. VIII. 8.) De toutes vos miséricordes, Seigneur, montrez nous celle que nous désirons avec le plus d’ardeur, celle que vous nous avez promise : montrez-nous notre Rédempteur. Ils priaient, ils soupiraient, mais c’était en vain. Quatre mille ans devaient s’écouler depuis la création du monde avant l’apparition du Messie. Ce bonheur nous était réservé : mais hélas ! que faisons-nous ? quel parti savons-nous tirer de ce grand événement : Ah ! aimons bien cet aimable Rédempteur qui est déjà venu, qui nous a rachetés des mains de nos ennemis, qui en mourant lui-même nous a délivrés de la mort éternelle que nous avions méritée, nous a ouvert le paradis, nous a donné tant de sacrements, nous laisse tant de secours, tant de moyens de le servir et de l’aimer en paix dans cette vie, pour aller ensuite dans l’autre le chercher et le posséder ! »

 

Saint Alphonse Marie de Liguori,

Méditations pour Noël.

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