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21 octobre 2006 « Quant à la virginité de son corps et à la résolution qu’elle avait prise de la conserver, la nouveauté même d’un tel vœu en rehausse assez la splendeur : car c’est en dépassant les prescriptions de la loi mosaïque par l’esprit de liberté, qu’elle promit à Dieu de préserver ensemble la pureté de sa chair et de son âme. La preuve qu’elle s’en tint à ce vœu irrévocable, c’est qu’à l’ange qui lui promettait un fils, elle répondit fermement : Comment cela se fera-t-il, Puisque je ne connais pas d’homme ? C’est pourquoi, sans doute, elle fut d’abord troublée par les paroles de l’ange et se demanda ce que voulait dire cette salutation qui la proclamait bénie entre les femmes, alors que son désir était de rester toujours bénie entre les vierges. Et de ce fait, la salutation lui paraissait déjà sujette à caution. Mais dès que la promesse d’un fils lui parut mettre en péril sa virginité, elle ne put cacher plus longtemps ses soupçons. Comment cela se fera-t-il ? dit-elle, je ne connais pas d’homme. Elle a donc mérité la bénédiction qui revient à la mère, sans perdre celle que revendique à juste titre la vierge. La gloire s’accroît d’être vierge, par la maternité, et d’être mère, par la virginité : ce sont deux étoiles qui se renvoient mutuellement leurs rayons. » Saint Bernard de Clairvaux. |
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