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21 février 2006
Dieu donc, voulant rendre toutes choses bonnes et belles, en réduit la multitude et distinction dicelles en une parfaite unité ; et pour ainsi dire, il les a toutes rangées à la monarchie, faisant que toutes choses s’entretiennent les unes aux autres, et toutes à lui, qui est le souverain monarque. Il réduit tous les membres en un corps, sous un chef ; de plusieurs personnes, il forme une famille ; de plusieurs familles, une ville ; de plusieurs villes, une province ; de plusieurs provinces, un royaume ; et soumet tout un royaume à un seul roi. Ainsi, Théotime, parmi l’innumérable multitude et variété d’actions, mouvements, sentiments, inclinations, habitudes, passions, facultés et puissances qui sont en l’homme, Dieu a établi une naturelle monarchie en la volonté, qui commande et domine sur tout ce qui se trouve en ce petit monde, et semble que Dieu ait dit à la volonté ce que Pharaon dit à Joseph : Tu seras sur ma maison, tout le peuple obéira au commandement de ta bouche ; sans ton commandement, nul ne remuera. Mais cette domination de la volonté se pratique certes fort différemment.
Saint François de Sales, Traité de l’Amour de Dieu |
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