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19 octobre 2006 « Quel éclat sidéral trouvons-nous donc dans la naissance de Marie ? Elle est de royale extraction, de la race d’Abraham et de la noble lignée de David. Si cela vous paraît insuffisant, ajoutez que, par un privilège accordé en vue de sa sainteté future, cette descendance fut, comme on le sait, l’effet de la volonté divine : bien avant de naître, elle avait été promise à Abraham et à David, préfigurée par des signes mystérieux, et annoncée par les Prophètes, C’est elle que symbolisaient, en effet, la verge d’Aaron qui fleurissait même coupée de sa racine, la toison de Gédéon imbibée de rosée sur une terre sèche, la porte d’Orient, dans la vision d’Ézéchiel, qui ne s’ouvrit jamais à personne. C’est elle encore qu’Isaïe annonçait plus clairement que tous les autres, quand il parlait de la tige qui surgirait un jour de la racine de Jessé, ou de la Vierge qui enfanterait. Aussi l’Écriture dit-elle avec raison qu’un grand signe apparut au ciel, puisque nous savons que le ciel avait depuis si longtemps prédit sa venue. Le Seigneur dit : Il vous donnera lui-même un signe. Voici qu’une Vierge concevra. Ce signe fut grand, comme celui qui l’a donné. Cette première prérogative ne peut donc qu’éblouir tous les regards. » Saint Bernard de Clairvaux. |
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