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18 décembre 2006

 

« Ce Dieu qui devait vous punir s’est fait enfant ; sa voix n’a plus rien qui vous effraie ; car la voix d’un enfant, voix de douleur et de souffrance, est plus digne de pitié qu’elle n’est capable d’inspirer de la crainte. Ne craignez pas que Jésus étende la main pour vous punir, tandis que sa mère enchaîne ses mains sous les langes pour qu’il ne vous punisse pas. Réjouissez-vous donc, ô pécheurs, dit Saint Léon, le jour de Noel est un jour de paix. La naissance de Jésus est marquée d’allégresse, Isaïe appela le Messie Princeps pacis. En effet Jésus-Christ est prince, non de vengeance contre les pécheurs, mais de miséricorde et de paix, en se constituant médiateur entre Dieu et les pécheurs : Si nous pouvons satisfaire la dette que nous avons contractée envers la justice suprême, dit Saint Augustin, le Père éternel ne dédaigne pas le sang de Jésus-Christ qui paie pour nous. […] Offrons à Dieu ce tendre enfant, et disons lui avec confiance : Seigneur, si nous ne pouvons expier nos offenses, entendez cet enfant qui gémit, qui se plaint, qui tremble de froid dans cette grotte ; cet enfant paie pour nous notre dette, il vous demande grâce. »

 

Saint Alphonse Marie de Liguori,

Méditation pour Noël.

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