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17 novembre 2006

 

« Un chrétien qui est blessé de l’amour de notre Sauveur n’a pas de plus grand plaisir que de répandre son sang pour lui. C’est là peut-être le seul avantage que nous pouvons remporter sur les anges. Ils peuvent bien être les compagnons de la gloire de Notre Seigneur, mais ils ne peuvent pas être les compagnons de sa mort. Ces bienheureuses intelligences peuvent bien paraître devant la face de Dieu comme des victimes brûlantes d’une charité éternelle, mais leur nature impassible ne leur permet pas de faire une généreuse épreuve de leur affection parmi les souffrances, et de recevoir cet honneur, si doux à celui qui aime, d’aimer jusqu’à mourir, et même de mourir par amour. »

 

Bossuet,

Panégyrique de saint François d’Assise.

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