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16 octobre 2006 « Marie est bien cette femme, jadis annoncée par Dieu, qui est venue broyer la tête de l’antique serpent ; et c’est en vain que le monstre aux mille ruses a tenté de la mordre au talon. A elle seule, elle a écrasé toutes les entreprises perverses des hérétiques. L’un enseignait comme un dogme quelle n’avait pas formé le Christ de sa propre substance charnelle ; un autre sifflait comme un serpent quelle ne l’avait pas mis au monde et que c’était un enfant trouvé ; un troisième, blasphémant, prétendait qu’après la naissance du Christ elle avait connu l’homme ; un quatrième, ne pouvant supporter de l’entendre appeler la Mère de Dieu, tournait en dérision ce beau nom de Théotocos. Mais ces fraudeurs ont été brisés, ces usurpateurs foulés aux pieds, ces maîtres d’erreur confondus, et toutes les générations proclament Marie bienheureuse. A l’heure où elle enfantait le Christ, le Dragon n’a pas manqué de lui tendre un piège, en se servant d’Hérode, afin de dévorer son fils nouveau-né, car il n’oubliait pas la vieille inimitié qui dure toujours entre sa race et celle de la femme. » Saint Bernard de Clairvaux. |
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