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16 novembre 2006
« Parce que Jésus-Christ est une lumière, ils s’imaginent peut-être qu’il suffit de la contempler et de se réjouir à sa vue ; mais ils devraient penser au contraire que cette lumière n’éclaire que ceux qui la suivent, et non simplement ceux qui la regardent. Qui me suit, nous dit-il, et non qui me voit, ne marche point dans les ténèbres : Qui sequitur me, non ambulat in tenebris. Par où il nous fait entendre que qui le voit sans le suivre n’en marche pas moins dans la nuit et dans les ombres de la mort. Ainsi «celui qui se vante de le connaître et qui ne garde pas ses commandements est un menteur, dit saint Jean, et la vérité n’est pas en lui. » Pourquoi ne connaît-il point Jésus-Christ ? Parce qu’il ne le connaît point tel qu’il est : je veux dire qu’il le connaît comme la vérité, mais il ne le connaît pas comme la voie ; et Jésus-Christ, comme vous savez, est l’une et l’autre. Je suis, dit-il, la voie et la vérité» : Ego sum via et yeritas ; vérité qui doit être méditée par une sérieuse contemplation ; mais voie où il faut entrer par de pieuses pratiques. Cette qualité de fondement, attribuée à la foi par le Saint-Esprit, met, ce me semble, dans un grand jour la vérité que j’annonce; et il est maintenant bien aisé d’entendre que la foi n’est pas destinée pour attirer des regards curieux, mais pour fonder une conduite constante et réglée. »
Bossuet, Panégyrique de sainte Catherine. |
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