Retour Accueil

 

 

14 octobre 2006

« C’est à juste titre que l’on nous montre Marie revêtue de soleil, elle qui a pénétré les abîmes de la Sagesse divine à des profondeurs presque incroyables et qui, dans toute la mesure où la chose est possible à une créature en dehors de 1’union personnelle avec Dieu, paraît immergée au sein de la lumière inaccessible. Le feu divin a purifié les lèvres du Prophète, il embrase les Séraphins, mais il agit sur Marie d’une façon bien plus extraordinaire. Car elle a mérité de n’en être pas seulement effleurée, mais bien enveloppée de toutes parts, baignée tout entière et comme enfermée dans ses flammes. Le vêtement de cette femme n’est pas seulement d’une éclatante blancheur, il en émane aussi une chaleur extraordinaire ; les rayons du soleil divin l’ont si bien pénétrée qu’il ne demeure en elle rien qui soit, je ne dis pas dans la nuit, mais même dans la pénombre ou dans une lumière tant soit peu atténuée, et rien non plus qui soit tiède, tout au contraire étant brûlant. »

Saint Bernard de Clairvaux.

Archives

²