Retour Accueil

 

 

11 décembre 2006

 

« Afin de nous inspirer plus de confiance, notre Seigneur s’est fait enfant : Ad parvulum quis accedere formidat ? Dit S. Thomas de Villeneuve ; qui ne craignit jamais de s’approcher d’un enfant ? Les enfants n’inspirent ni la terreur ni le mépris, mais la bienveillance`et l’amour. Puer nescit irasci, et si irascitur, facile placatur, dit S. Pierre Chysologue. Les enfants ne savent point se mettre en courroux, et si quelquefois ils s’emportent, ils s’apaisent bien aisément ; il suffit de leur donner un fruit, une fleur, de leur faire une caresse, de leur dire un mot affectueux, aussitôt ils oublient ou pardonnent. Une larme de douleur, un sentiment de repentir suffisent pour calmer Jésus enfant : […]. Il a déposé sa majesté divine, et se montre enfant pour nous enhardir et nous conduire à ses pieds […]. Il se présente comme un enfant, tout plein de douceur et de miséricorde pour nous délivrer de la crainte que pourrait nous causer l’idée de sa puissance et de sa justice […]. Dieu de miséricorde, vous avez caché votre divine sagesse sous les formes d’un jeune enfant, afin qu’elle ne nous accusât pas de nos péchés : la justice sous les apparences de l’abaissement pour qu’elle ne nous condamnât pas ; la puissance sous le voile de la faiblesse, pour qu’elle ne nous châtie point. Lorsque Adam, après son péché, entendit la voix de Dieu qui l’appelait : Adam, ubi es ? Il se remplit d’épouvante […]. Mais le Verbe incarné, dit le même saint, […], en comparaissant sous la forme humaine, a déposé tout ce qui lui pouvait donner l’aspect effrayant : bannissez toute crainte ; votre Dieu ne vient point pour punir, il vient pour sauver. »

 

Saint Alphonse Marie de Liguori,

Méditation pour Noël.

Archives

²