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10 novembre 2006 « Et maintenant, Mère de miséricorde, par cette même compassion de votre âme si pure, la Lune (c’est l’Église, je l’ai dit) se prosterne à vos pieds et vous adresse de pieuses supplications, parce que vous êtes devenue sa médiatrice auprès du Soleil de justice. Que dans votre lumière elle voie la lumière et que par votre intercession elle obtienne la grâce de ce Soleil qui vous a vraiment aimée plus que toutes les créatures, qui vous a parée, revêtue d’une étole de lumière, et qui a ceint votre tête d’une couronne de beauté ! Vous êtes pleine de grâce, pleine de rosée céleste, appuyée sur votre bien-aimé, inondée de délices. Nourrissez aujourd’hui vos pauvres, ô Notre-Dame, faîtes que les petits chiens aussi aient leur part de miettes ; de votre cruche qui déborde, ne donnez pas à boire seulement au serviteur d’Abraham, abreuvez aussi ses chameaux. Car vous êtes vraiment la Vierge élue dès l’origine et destinée au Fils du Très Haut, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni à jamais. Ainsi soit-il. » Saint Bernard de Clairvaux. |
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