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avril 2005
« Le Pape ne revendique pas, au nom de sa charge, de dignité ou de principauté temporelle; mais au nom de sa charge, il revendique l’indépendance pleine et entière dont il a besoin, pour que le spirituel plane au-dessus des mailles du filet politique, au-dessus des agitations dont les eaux nationales et internationales sont toujours plus ou moins troublées. Or, il est apparu, au cours des âges, que la meilleure garantie de cette indépendance nécessaire était un principat temporel de peu d’étendue, capable seulement de soustraire le pontificat à la mainmise d’un Etat particulier, au détriment des libertés apostoliques et de la confiance des peuples. ... / ... En résumé, la papauté se présente à nous comme l’organe unificateur, dans le Christ représenté, toute l’œuvre du Christ et de tous ses fidèles; de tous ses bénéficiaires dispersés et de tous ses rôles. Tout ce qui remue dans l Eglise trouve là son centre d’impulsion et sa perspective de retour. Tout part de Rome et tout y revient. »
A.-D. Sertillanges, O.P. |