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20
avril 2005
« En son domaine, et selon sa propre loi, l’autorité du Pape ne peut céder à celle de Jésus-christ, puisqu elle est la même. Enfin, le pouvoir législatif et judiciaire du Souverain Pontife suppose comme conséquence le pouvoir d’appliquer des sanctions; bien entendu, conformément à la nature de sa juridiction: d’où les peines canoniques dont il est le suprême dispensateur. Comme pontife proprement dit, c’est-à-dire au point de vue de l’action sacramentelle, le Pape n’est rien de plus qu’un évêque; mais quant à l’usage qui en est fait et quant aux rites qui l’accompagnent, il est premier ainsi qu’en tout le reste. Il est le maître des liturgies; il dispose et l’ensemble et le détail du culte divin, afin de donner à la mysticité de l’Église des moyens en rapport avec les temps, les lieux et les personnes. Ces rôles divers et l’esprit dans lequel il convient de les remplir se reflètent dans les noms que reçoit traditionnellement le chef de l’Église; dans les insignes extérieurs dont se pare sa dignité. » A.-D. Sertillanges, O.P. |