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16 février 2005 "Ces deux aspects de la révélation chrétienne et les deux attitudes d'âme correspondantes sont inséparables : Dieu est aussi bon qu'il est grand. Transcendance infiniment condescendante, condescendance infiniment transcendante. Respect souverain et tendresse filiale se complètent. Les enfants les plus respectueux vis-à-vis de leurs parents sont également les plus affectueux. Là où le respect disparaît, l'affection n'est plus sincère ni profonde ; là où il n'y a pas d'affection, le respect a cédé le pas à la camaraderie ou bien à la terreur, et la haine alors risque parfois de remplacer l'affection.
Notre Père
saint Benoît nous fait entrevoir tour à tour en la Personne de Dieu le
Seigneur souverain Maître de toutes choses, à qui n'échappe pas la
moindre de nos pensées, juge souverainement équitable qu'il faut servir
à la perfection, et le Pius Pater, le Père plein de tendresse,
qui fait entendre sa voix ravissante à l'oreille de notre coeur, qui est
patient, miséricordieux, qui nous invite avec une bonté inlassable à
vivre dans son intimité."
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