La Pensée du Jour
 

 

Lundi 28 juillet  2003

Saints Nazaire et Celse.

 

               "De l'amour de Dieu dérive celui du prochain. Ne vous étonnez pas si votre amour n'est pas tendre, tant à l'endroit de Dieu comme à l'endroit des créatures; pour être fort, il en est meilleur. Il les faut aimer tendre­ment tant que l'on peut. La confiance, déférence et soumission attirent le Créateur et les créatures à nous aimer et nous procurer le bien par inclination. Il ne faut pas seu­lement se disposer à ne pas négliger l'innocent, mais il se faut joindre avec lui pour la défense de sa cause. Nous devons à Dieu la bonne conscience, et au prochain le bon exemple. L'âme du prochain, c'est l'arbre de vie du Para­dis terrestre (Gn II, 9); il est défendu d'y toucher parce qu'il est à Dieu qui le doit juger, et nous aussi. Quand il nous vient envie de nous fâcher avec quelqu'un, il faut tout aussitôt regarder cette âme dans le sein de Dieu , à cette heure nous n'aurons garde de nous fâcher avec elle, et c'est le vrai moyen de conserver la paix en notre cœur et l'amour du prochain."

 

 

Saint François de Sales,

Avis sur les Vertus.