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La Pensée du Jour
13 Novembre Saint Didace Thérèse évoque la peine que subit l'âme par suite du désir intense de la rencontre et de la possession de Dieu, peine qu'elle ressent comme la blessure d'amour d'une « flèche de feu » : « Cette douleur se fait sentir non dans le corps mais dans l'intérieur de l'âme. Aussi cette personne (Thérèse elle-même) comprit alors combien les tourments de l'âme passent ceux du corps. Elle vit en outre que ceux du purgatoire sont de cette sorte... (L'âme) est comme une personne suspendue en l'air, qui ne peut se reposer sur rien de la terre ni monter au ciel. Embrasée de la soif de voir Dieu, elle ne peut arriver jusqu'à l'eau qui la désaltérerait... Elle ne veut l'éteindre qu'avec l'eau dont Notre Seigneur parla à la Samaritaine ; et cette eau, on ne la lui donne pas... Il est juste que ce qui vaut beaucoup coûte beaucoup, surtout quand il s'agit de se purifier pour être apte à entrer dans la septième Demeure ; c'est de la sorte que l'on se purifie dans le Purgatoire avant d'entrer au ciel ; mais la souffrance qui étreint l'âme est si peu de chose auprès des faveurs dont elle est enrichie, que c'est à peine comme une goutte d'eau comparée à l'océan ».
Sainte Thérèse d'Avila,
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