|
Mardi 3 décembre 2002 Saint François-Xavier. "Quel éclat sidéral
trouvons-nous donc dans la naissance de Marie ? Elle est de royale
extraction, de la race d'Abraham et de la noble lignée de David. Si
cela vous paraît insuffisant, ajoutez que, par un privilège accordé
en vue de sa sainteté future, cette descendance fut, comme on le sait,
l'effet de la volonté divine : bien avant de naître, elle avait été
promise à Abraham et à David, préfigurée par des signes mystérieux,
et annoncée par les Prophètes, C'est elle que symbolisaient, en effet,
la verge d'Aaron qui fleurissait même coupée de sa racine, la toison
de Gédéon imbibée de rosée sur une terre sèche, la porte d'Orient,
dans la vision d'Ézéchiel, qui ne s'ouvrit jamais à personne. C'est
elle encore qu'Isaïe annonçait plus clairement que tous les autres,
quand il parlait de la tige qui surgirait un jour de la racine de Jessé,
ou de la Vierge qui enfanterait. Aussi l'Écriture dit-elle avec raison
qu'un grand signe apparut au ciel, puisque nous savons que le ciel avait
depuis si longtemps prédit sa venue. Le Seigneur dit : Il vous donnera
lui-même un signe. Voici qu'une Vierge concevra. Ce signe fut grand,
comme celui qui l'a donné. Cette première prérogative ne peut donc
qu'éblouir tous les regards." Saint
Bernard de Clairvaux, Les
12 Prérogatives de la Bienheureuse Vierge Marie.
|