
Samedi
28 septembre 2002, Saint Wenceslas.
Dimanche 29 septembre 2002, Saint Michel Archange.
"Je
dis donc, encore une fois, et je pose pour fondement, que le principe de
bien adorer, C'est de bien connaître. Il faut connaître celui que nous
adorons ; mais surtout, il en faut connaître ce qui est nécessaire
pour l'adorer.
Il
faut connaître, avant toutes choses, que Dieu est incompréhensible.
Que
ne peut-on dire de Dieu,
dit saint Augustin ; mais que peut-on dire de Dieu dignement (In
Joannem Tractatus XIII, n. 5 : P. L., 35, 1495.) ?
Il est tout ce que nous pouvons penser de grand, et il n'est rien de ce
que nous pouvons penser de plus grand ; parce que sa perfection est si
éminente que nos pensées n'y peuvent atteindre, et que nous ne pouvons
pas même dignement comprendre jusques à quel point il est incompréhensible.
Cette
profonde pensée de la haute incompréhensibilité de Dieu est une des
causes principales qui nous portent à l'adorer. Nous aimons Dieu, dit
saint Grégoire de Nazianze, parce que nous le connaissons ; mais
nous l'adorons, poursuit-il, parce que nous ne le comprenons pas(
Oratio XXXVIII, in Theophania, n. xi . P. G..)
C'est-à-dire : ce que nous connaissons de ses perfections fait que
notre cœur s'y attache comme à son souverain bien ; mais, parce que
c'est un abîme impénétrable que nous ne pouvons sonder, nous nous
perdons à ses yeux, nous supprimons devant lui toutes nos pensées,
nous nous contentons d'admirer de loin une si haute majesté, et nous
nous laissons - pour ainsi dire engloutir par la grandeur de sa gloire.
Et
c'est là adorer en vérité."
Bossuet,
Sermon
sur le Culte dû à Dieu : Carême de Saint-Germain, 2 avril 1666.
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