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Lundi 23 décembre
2002 Sainte
Victoire "Nous avons
admiré combien sont profondes les voies de la Sagesse divine dans les
préparations au mystère de la venue de l' Homme-Dieu. Et pourtant, ce
n'est pas tout. Pendant que par une
suite de merveilles, elle garde intactes, chez le peuple choisi, les
promesses primitives, qu'elle les confirme et les développe sans cesse
par des prophéties, pendant qu'elle fait même servir les captivités
successives du peuple juif, devenu parfois infidèle, pour répandre la
connaissance de ces promesses jusque chez les nations étrangères, la
Sagesse éternelle dirige également les destinées de ces nations. Vous connaissez
comment, durant cette longue période de plusieurs siècles, Dieu, qui
« tient les cœurs des rois dans sa main » et dont la puissance égale
la sagesse, établit et brise l'un après l'autre les plus vastes
empires. A l'empire de Ninive, qui englobe jusqu'à l'Egypte, il fait
succéder celui de Babylone; puis, selon qu'Isaïe le prédit, il «
appelle son serviteur Cyrus » roi des Perses, et place entre ses mains
le sceptre de Nabuchodonosor; après Cyrus, c'est Alexandre qu'il rend
maître des nations; en attendant qu'il transporte enfin l'empire du
monde à Rome, empire dont l'unité et la paix serviront les desseins
mystérieux de la diffusion de l'Evangile. Maintenant la « plénitude
des temps » est arrivée le péché et l'erreur inondent l'univers;
l'homme sent enfin la faiblesse où le retient son orgueil; tous les
peuples tendent les bras vers ce libérateur si souvent promis, si
longtemps attendu : Et veniet desideratus cunctis gentibus."
Bienheureux C. Marmion
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